Il est d’une grande évidence de dire que le métier (les métiers ?) de la communication publique a évolué depuis 30, 40 ou 50 ans, selon la date que l’on retiendra pour fixer son apparition. Profitant d’une intervention sur ce thème à Namur, à l’invitation du Club des communicateurs publics Wallons, il m’a semblé utile de partager avec vous ces quelques constats sur ce qui a changé dans nos pratiques professionnelles, comme sur ce qui devrait changer. L’essentiel de mes propos se trouvent dans un Power Point téléchargeable en fin de billet. Il est toutefois assez sensiblement modifié en regard de celui qui m’a servi de trame en Belgique : il est compréhensible (enfin je l’espère) même sans commentaires oraux. Pour vous guider dans cette présentation, voici de plus une synthèse …
Le résumé de ces observations (diapo 35) peut se résumer comme ceci : le métier de communicant public est une synthèse de 7 élargissements de points de vue, de 7 évolutions. Ainsi, ce que nous appelons “dircom” est-il une agrégation de diverses évolutions des fonctions : responsable de propagande, responsable de l’information, chef de fabrication, chef de publicité, coach politique, médiateur social, animateur de réseaux et intégrateur de tendances. Selon les cas, les collectivités, les directives à suivre et selon les individus, certaines de ces parties du tout seront plus apparentes que d’autres, bien sûr. Pour en arriver là, reprenons l’articulation de la présentation :
Globalement, le sommaire de la présentation s’articule, après une première partie consacrée à mon éternelle interrogation sur le nom de notre profession (diapos n°3 à n°5), autour du fait que nos métiers auraient connus 3 évolutions principales, liées à celles des objectifs fixés, à celles des ressources professionnelles attendues et à celles des responsabilités confiées. Ces évolutions ont donné lieu à des élargissements indispensables des points de vues des communicants, 7 au total.
Sur les objectifs, les dircoms d’abord attendus sur l’ingénierie du consentement (propagande) l’ont été ensuite sur celle de l’information (journalisme), celle de la persuasion (publicité), puis celle de la relation (mise en œuvre avec l’avènement de la participation citoyenne, et de nouveau dans notre actualité avec l’impact des réseaux sociaux) et, enfin, l’ingénierie territoriale, avec l’arrivée du marketing dit “territorial”. Dans ce chapitre, retenons l’élargissement de point de vue n°1 : ne plus se focaliser exclusivement sur le service aux élus, mais passer à celui de l’institution, de la population, à celui du territoire et, finalement, s’ouvrir et prendre en compte l’extérieur du territoire (diapo 14).
Sur les ressources professionnelles attendues, l’élargissement du point de vue n°2 est celui qui oblige désormais à envisager la communication “360°”, celle qui demande toujours une construction transversale des actions, en ayant d’abord en tête l’objectif à atteindre et pas seulement le type d’outil à utiliser (diapo 16).
Sur les objectifs fixés, la communication publique s’est vue être attachée à des nouveaux secteurs : à la communication interne, à l’intégration de nouveaux supports (réseaux sociaux notamment), au marketing territorial, à un accompagnement plus moderne des élus et, enfin, à la conception de nouveaux services au public. De tout cela, là encore, des élargissements de points vues à considérer. Elargissement n°3 : considérer que ce qu’un nouveau champ d’action nous enseigne peut être transposé à un autre. C’est le cas notamment du Web 2.0. qui peut nous aider à créer une nouvelle communication, 2.0. elle aussi (diapo n°21). Elargissement n°4, liée au marketing territorial : la communication qui s’est beaucoup attachée à l’émission doit désormais se soucier de la réception, donc des mécanismes de perception (diapo n°26). Elargissement n°5 : la promotion attendue n’est plus uniquement celle du projet politique, mais bien celle du territoire, de ses valeurs et de ses composantes (diapo 28). Elargissement n°6 : travailler notre capacité à voir le monde avec les yeux de l’Autre, et pas seulement avec ceux de la collectivité (diapo n°31). Elargissement n°7 : sans tomber dans le piège de considérer la technologie comme une fin en soi, savoir néanmoins l’utiliser pour offrir de nouveaux services à la population, qui répondront à de nouvelles attentes et qui seront accessibles grâce, justement, à l’innovation technologique (diapo n°34).
La conclusion reprend la seule et unique question à poser pour bien choisir un communicant public, que vous avez déjà découverte sur ce blog, mais dont je ne me lasse pas (diapos 36 à 38).
Présentation à télécharger : M.Thébault Evol métier dircom blog (à noter dans certaines diapos, un “i” propose un lien vers d’autres infos, il suffit de sélectionner la main pour ensuite cliquer !)
Voir aussi :
- Qui sont les communicants territoriaux (enquête 2011) ?.
- Dircom, “l’autre homme dans la ville”.
- Marketeurs territoriaux versus Dircoms publics : qui aura la baballe ?.
- Un bon dircom est-il un dircom névrosé ?.
- Dircoms ? Voir le monde avec les yeux des autres.
