Société, civilisation ou communauté : ensemble, que construire ?

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« Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c’est ce qu’on aime … » Fustel de Coulanges

Dire que la communication publique vise, entre autres objectifs, à créer du collectif est une évidence (une banalité ?). C’était déjà vrai pour les collectivités territoriales seules. Cela l’est encore plus pour les intercommunalités, préoccupées à fédérer autour d’un territoire nouveau et qui semble parfois uniquement administratif. Bien sûr, on peut citer d’autres objectifs, ne serait-ce que l’influence, que j’ai déjà présentée sur ce blog comme étant LA finalité. Néanmoins, et au risque de se plonger dans le tourbillon infini de la poule et de l’œuf, la construction du collectif vaut la peine que l’on s’y arrête un peu, ne serait-ce que pour savoir, en fin de compte, si l’on cherche à influencer pour créer du collectif ou si, au contraire, c’est en créant du collectif que l’on influencera mieux. Il conviendra donc de cliver les deux idées en recherchant qui est le moyen, qui est la fin. Mais répondre à cette question n’est possible que si l’on tente une définition de ce que je nomme ici le “collectif”. Je disais d’emblée qu’il s’agissait d’une évidence. Mais comme ce qui va sans dire va mieux en le disant – comme le répétait à loisir un de mes professeurs (ou était-ce ma grand-mère ?) – , il m’a paru logique de vous proposer de décrypter, ensemble, ce que l’on entend par ce collectif, cette communauté globale, que la communication cherche à construire.

Le hasard faisant toujours bien les choses, au moins quand il y met un minimum de bonne volonté, il se trouve que pendant que j’écrivais ce papier, le monde politique, la blogosphère, les réseaux sociaux et les médias se passionnaient pour une déclaration gouvernementale où il était question de “civilisations. Il était, en l’occurrence, surtout question de savoir si elles se valaient toutes ou bien s’il convenait de reconnaître que certaines étaient supérieures à d’autres. Le contexte des élections présidentielles françaises a fait se focaliser les réactions sur le non-dit présupposé plus que sur les mots employés ; il en est donc des mots comme de la température, le ressenti l’emporte sur la mesure exacte. Plus sérieusement, on voit bien ici tout l’intérêt de décrypter ce phénomène avec la grille de Palo Alto. Sur l’explicite, des arguments rationnels qui semblent recevables : dans l’absolu, on est d’accord pour dire que la place de la femme et celle du respect des libertés individuelles sont des critères incontournables pour estimer un mode de gouvernement. Sur l’implicite, vis-à-vis de la relation que nous avons avec le locuteur (on ne prête qu’aux riches, surtout quand il s’agit de récidivistes en matière de déclarations borderline), et en fonction de son auditoire comme du contexte dans lequel s’est déroulée cette séquence de communication (une réunion d’un syndicat d’étudiants classé bien à droite), on sent immédiatement que le sous-jacent est puissant et qu’il va nous faire entendre bien autre chose que les seuls mots prononcés. Dans l’ensemble, les commentaires ont donc été plutôt indignés. Pour autant, d’abord choqué moi-même, je me suis rendu compte que j’avais sans doute, avant d’avoir un avis pertinent à émettre, besoin d’éclaircir un certain flou entre diverses notions. En vrac : civilisation (à ce propos, lire un rappel des déclarations de Georges Clémenceau sur ce sujet), société, nation, patrie, gouvernement, culture, communauté, système politique, religion, etc … Ce papier n’a pas pour objectif de définir chaque concept ; je propose de n’en retenir qu’un seul, qui de mon point de vue cadre mieux avec nos préoccupations de communicants publics, celui de “société”. La question est donc : la communication vise à construire du collectif, vise à construire ou à renforcer une “société” ; mais, alors, c’est quoi une “société” ? Pour y répondre, nous irons faire un tour du côté de chez Renan, puis du côté de la sociologie.

1 – Du côté d’Ernest Renan

Le 11 mars 1882, à la Sorbonne, Ernest Renan, philosophe, historien et philologue, « décide de s’en prendre à la conception germanique (ndlr : nous sommes quelques années après la défaite française de 1871 et l’annexion de l’Alsace-Lorraine par la Prusse ; ce qui n’a rien à voir avec l’actuel tropisme outre-rhénan) et romantique de la nation : la nation ne saurait se définir par une donnée naturelle ou un caractère indépendant du libre choix des hommes » et va prononcer un discours resté célèbre. Certes, la conférence ne porte pas sur la notion de “société” en tant que telle, mais sur celle de nation. Néanmoins, il y est question de collectifs d’humains et la manière dont Renan va définir ce qui, à ses yeux, ne forme pas ou forme au contraire une nation, a une portée évidente pour la question qui nous occupe. Il va surtout démontrer qu’une nation est surtout une construction collective, fondée sur la volonté humaine. Une remarque générale sur ce discours : il date de 1882 mais sa lecture est toujours d’une surprenante actualité.

A – Pas la race, ni la géographie

Ernest Renan va, dans un premier temps, rejeter la race comme critère de fondement d’une nation et va même nous alerter lorsque, au nom de la race, on fonde le Droit. « On crée ainsi une sorte de droit primordial analogue à celui des rois de droit divin ; au principe des nations on substitue celui de l’ethnographie. C’est là une très grande erreur, qui, si elle devenait dominante, perdrait la civilisation européenne. Autant le principe des nations est juste et légitime, autant celui du droit primordial des races est étroit et plein de danger pour le véritable progrès ». Il énumère ensuite un certain nombre de pays, dont la France, pour rappeler qu’ils sont tous d’origines multiples et que, en vérité, « il n’y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique, c’est la faire porter sur une chimère ». Il va préciser que la confusion vient peut-être d’un double sens du mot. Une “race” pouvant être entendue comme ce qui relève d’une descendance réelle, une parenté par le sang (au sens anthropologique ou zoologique) ou comme quelque chose qui se fait et se défait tout au long de l’Histoire, une résultante d’évènements et de cultures. Quand à la géographie, il la repousse de même : « La géographie est un des facteurs essentiels de l’histoire. Les rivières ont conduit les races ; les montagnes les ont arrêtées. Les premières ont favorisé, les secondes ont limité les mouvements historiques. Peut-on dire cependant, comme le croient certains partis, que les limites d’une nation sont écrites sur la carte […] je ne connais pas de doctrine plus arbitraire ni plus funeste. Avec cela, on justifie toutes les violences. Et, d’abord, sont-ce les montagnes ou bien sont-ce les rivières qui forment ces prétendues frontières naturelles ? Il est incontestable que les montagnes séparent ; mais les fleuves réunissent plutôt. ».

B – Pas la langue, ni la religion

Là encore, Ernest Renan ne va pas poser la langue comme clef, mais va au contraire pointer que si « la langue invite à se réunir, elle n’y force pas ».  Il va illustrer ses propos par des exemples de langues, parlées partout dans le monde, surtout par les faits de conquêtes, mais par des pays qui forment bien des nations distinctes. Comme il va parler de la Suisse, pays uni où l’on parle pourtant plusieurs langues. Pour lui, la langue n’est pas donc un signe de race. « Les langues sont des formations historiques, qui indiquent peu de choses sur le sang de ceux qui les parlent, et qui, en tout cas, ne sauraient enchaîner la liberté humaine quand il s’agit de déterminer la famille avec laquelle on s’unit pour la vie et pour la mort ». Quant à la religion, il dit (et il est essentiel de rappeler que le discours date de 1882 et que, donc, il peut sembler être à relativiser par notre monde du XXIème siècle) : « De nos jours, la situation est parfaitement claire. Il n’y a plus de masses croyant d’une manière uniforme. Chacun croit et pratique à sa guise, ce qu’il peut, comme il veut. Il n’y a plus de religion d’État ; on peut être Français, Anglais, Allemand, en étant catholique, protestant, israélite, en ne pratiquant aucun culte. La religion est devenue chose individuelle ; elle regarde la conscience de chacun ».

C – Une nation, c’est une histoire, une âme et une volonté commune

La conclusion de cette conférence va être limpide : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ». L’idée nationale vient donc se fonder sur un capital social, celui des ancêtres, de leurs sacrifices et de leur gloire passés. De ce passé commun, se construit une volonté, tout aussi commune, de vouloir être et faire encore (“en corps” ?) ensemble. « Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune ».

Pour la bonne bouche, soulignons ce dernier passage du discours de la Sorbonne qui résonne si bien aujourd’hui : « Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera ». C’était en 1882.

2 – Une société, qu’est-ce que c’est ?

Regardons maintenant du côté de la sociologie. Non pas que je sois sociologue, mais je peux presque faire illusion grâce à la lecture d’un long article de la revue Sciences Humaines (n°234 de février 2012), qui, sous le titre « Qu’est-ce qu’une société ? » éclaire radicalement nos réflexions. « Tous les sociologues s’accorderont pour dire qu’une société est plus qu’une collection d’individus qui coexistent sur un même territoire […] Pour faire “société”, il faut que les individus forment une unité plus vaste et soient reliés entre eux par des liens, des règles, une culture commune et des interactions. » Ici, ressemblance et quantité ne sont pas les unités de mesure. De là, des questions naturelles, qui sont lancinantes dans nos collectivités territoriales, donc dans la communication publique, et même dans son volet plus récent qu’est le marketing territorial : « Quel est le ciment du lien social ? Qu’est-ce qui fait que les gens acceptent de vivre ensemble, coopérer ou suivre les mêmes règles ? ». L’auteur de l’article, Achille Weinberg, regroupe les réponses possibles à ces questions en 4 grands pôles : pouvoir, échange, culture et émotions collectives.

A – Le pouvoir

De Thomas Hobbes à Max Weber, l’article rappelle le rôle de l’Etat comme garant d’un ordre social (pouvoir de justice, de police, des armées, …) face à des violences privées.  Ainsi, « il n’est pas de société sans pouvoir, sans hiérarchie, sans contrainte que fait peser une autorité politique sur les membres d’une communauté ». Ce que Durkheim stigmatisait, quand il parlait de “fait social”, comme un pouvoir de contrainte s’exerçant sur l’individu, mais auquel ce dernier accepterait de se soumettre,  volontairement ou non, tant pour échapper aux sanctions que pour être intégré. Dans les sociétés modernes, le pouvoir ne se limite pas à l’Etat : entreprises, écoles, famille, … autant de relais ou d’auxiliaires d’une « société disciplinaire » – en référence à Michel Foucault – pour une « normalisation des conduites », en notant néanmoins qu’avec le temps, nous sommes passés d’une certaine rigidité de l’ordre commun à un autre, plus négocié. Puis, l’auteur va évoquer les recherches plus modernes sur la « soumission volontaire », qu’il s’agisse de la vie en entreprise ou de la vie quotidienne, où s’imposent « à l’individu une nouvelle forme d’autodiscipline et de contrôle de soi ». Une touche personnelle : un écho se faisant entendre, forcément, en direction des expériences célèbres de Milgram sur la soumission à l’autorité. Vous pouvez revoir leur vulgarisation dans le film d’Henri Verneuil « I comme Icare » (1979), de préférence à leurs formes de téléréalité (« Le Jeu de la mort », sur France 2, en 2010) où le sensationnalisme l’emportait par trop sur le scientifique.

B – L’échange

Nouvelle façon d’aborder notre sujet, où « ce n’est plus le pouvoir qui cimente les relations sociales, mais l’échange qui s’établit autour d’intérêts communs ». L’article nous redonne alors un éclairage sur Emile Durkheim quand « il parle de “solidarité organique” pour désigner cette forme d’interdépendance » des individus entre eux et sur diverses théories, dont celle des “jeux coopératifs” ou celle du “don/contre-don” (théorie de Marcel Mauss) où le don est vu comme « une forme d’échange déguisée qui appelle toujours un retour », entre autres. En notant, fort heureusement à mon goût, que d’autres aspects que l’échange marchand existent, notamment « les formes d’échanges reposant sur des formes subtiles d’interactions sociales visant à permettre l’ajustement et la coordination des individus entre eux ».

C – La Culture

« Une société repose aussi sur des valeurs, un imaginaire partagé, des représentations collectives, des idéaux et idéologies, tout ce que l’on désigne couramment par “culture” ».  Il convient alors de faire assimiler les modèles culturels portés par une communauté.  Il faut donc que les individus les intègrent, les intériorisent, à l’issue de ce que certains sociologues ont décrit comme une forme de “conditionnement” (l’éducation des enfants notamment), ou par un “processus de civilisation” : « On retrouve chez Pierre Bourdieu et sa notion d’habitus une notion proche de celle d’”intériorisation des normes”. L’habitus, c’est l’ensemble des héritages culturels transmis par la famille et le milieu d’origine qui forge en nous – souvent à notre insu – une personnalité sociale particulière […] Le langage en est un bon exemple […] chacun doit inventer de nouvelles phrases à tout moment en fonction du contexte, mais il le fait avec un vocabulaire, un accent et un style qui proviennent d’un héritage culturel. L’habitus est donc une compétence plus qu’un réflexe conditionné ». De nouveaux modèles émergent, notamment ceux qui mettent l’accent sur « les capacités individuelles à se réapproprier la culture et les règles de son milieu avec plus ou moins de distance critique ».

D – Les émotions

Si, pour l’auteur de l’article, le phénomène “sentiments sociaux” a pu être considéré par les sciences comme relevant plutôt de la psychologie, on s’intéresse désormais à lui et à ses expressions : empathie, confiance, amour, haine, compassion, …  comme « des ferments du lien social ». Il cite aussi une source éternelle de recherche de ce lien social, la quête de reconnaissance, en tant que « besoin humain (individuel et collectif) fondamental […] Pour le philosophe allemand Axel Honneth, cette lutte pour la reconnaissance peut s’appliquer à trois sphères de la sociabilité humaine : 1) le cercle des relations primaires (famille, amis) ; 2) la sphère du travail (la reconnaissance du travail accompli) ; 3) la sphère publique (reconnaissance des minorités, des victimes) ».

E – La source de leurs contraires

L’article va également, à chaque fois, pointer comment chacune de ces 4 forces d’agrégation porte en elle le risque de désagrégation. Evidemment « tout pouvoir entraîne des contre-pouvoirs, donc des conflits ». Sur les échanges, le risque est rappelé par cette formule « il n’est pas de contrat sans rupture de contrat ». Face à un héritage cultuel donné, si l’on peut certes l’adopter, on peut aussi l’adapter ou bien le rejeter, voire le combattre. Et chaque sentiment, même social, n’existe sans son contraire : confiance/défiance, amour/haine, fidélité/infidélité, … Parmi les 9 grands principes de la communication publique, le sixième, consacré à la systémie, rappelle les propos d’Edgar Morin qui illustrent parfaitement cette cohabitation permanente de contraires. Il déclare, dans L’intelligence de la complexité, coécrit avec Jean-Louis Le Moigne (éditions l’Harmattan) : « … qu’ainsi, exigeant à la fois consensus, diversité et conflictualité, la démocratie est-elle un système complexe d’organisation et de civilisation politiques qui nourrit et se nourrit de l’autonomie d’esprit des individus, de leur liberté d’opinion et d’expression, de leur civisme, qui nourrit et se nourrit de l’idéal « Liberté, Égalité, Fraternité », lequel comporte une conflictualité créatrice entre ses trois termes inséparables. La démocratie constitue donc un système politique complexe dans le sens où elle vit de pluralités, concurrences et antagonismes tout en demeurant une communauté … »

3 – En conclusion

Le mode d’emploi à suivre semble donc un peu plus clairement établi. Pour construire, voir pour devenir une arme de construction massive (avec une pensée pour Alastair Campbell), la communication doit-elle se replonger dans l’histoire commune, au moins pour la remettre en mémoire. D’ailleurs, la démarche de marketing territorial se fonde également sur ce travail quand il s’agit de recenser les composantes identitaires d’un territoire. Sur ce sujet, on retiendra ce passage d’un très complet dossier de la revue nantaise Place publique (contact : www.revue-placepublique.fr), dont le numéro 12 édité en novembre 2008, laisse une large place à un dossier qui touche de près le sujet de la communication territoriale, Communication : pourquoi les villes se vendent ? Parmi les propos du dossier, un extrait d’un texte de Jean de Legge, directeur de l’institut d’études TMO Régions : « En matière d’histoire, ce que la nation ne sait plus faire, c’est le local qui le fait. Les villes ont compris que le passé ne s’enterre pas, il participe au présent […] L’enjeu du passé n’est pas la nostalgie mais au contraire la possibilité de se penser dans une histoire et donc dans l’avenir […] La ville doit lutter contre la banalité et la standardisation du bâti et continuer d’apparaître unique. La qualité du récit tenable n’est pas indépendante de la qualité du lieu. Il n’est pas interchangeable, il a une histoire qui lui permet “de faire lieu comme on fait société (Olivier Mongin, La condition urbaine – ndlr)“. C’est dans ce lieu qu’il s’agit de tisser un fil rouge entre le passé, le présent et l’avenir, c’est dans ce lieu que sera proposée une façon particulière de vivre ensemble. Le rôle du communicant sera d’insérer ce que la ville dit d’elle-même dans le récit d’une société en mouvement … ». Bien sur, même en remplaçant “ville” par “territoire”, on découvrira que les propos continuent à être pertinents.

Ensuite, on diffusera et expliquera les règles communes. Ira-t-on jusqu’à fixer un “contrat social” ? En tous les cas, on organisera les échanges, ne serait-ce que par la participation. Quant à la culture commune, elle sera sans doute la teinte particulière de toute la communication mise en œuvre. Ce qui la rendra unique et particulièrement territorialisée. Cela fera émerger l’âme du territoire. Donc l’inspiration possible d’émotions collectives. La communication ne pourra donc être uniquement fondée sur le cognitif, elle ira aussi puiser dans le registre affectif. Le tout pour alimenter la volonté commune de construire ensemble. Pour donner corps à une conscience collective, par essence supérieure à la somme des consciences individuelles qui la compose. Je sais, sur le papier, ça à l’air simple …

 Voir aussi :

- La compublique expliquée aux débutants
- Compublique : l’approche systémique pour réussir
- Compublique : pompier, chat noir ou Pythie ?

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À propos de Marc Thébault

Directeur de communication publique (Mairie d'Issy-les-Moulineaux, mairie de Saint-Etienne, Communauté d'agglomération Caen la mer), marketing territorial (Saint-Etienne Métropole), chargé de cours en stratégie de communication publique, en territorialisation de la communication et en marketing territorial (Ecole de Management de Normandie, Caen / UCO, Angers / IEP, Lille), auteur chez Territorial ("Construire la communication intercommunale" et participation au classeur "Le Dircom"), webéditorialiste sur cap-com.org. A suivre sur Twitter (@marcthebault) et sur Viadéo comme Google + (Marc Thebault)
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